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  • Eleonora Voltolina

Les deux chiffres-clés de la natalité

Quand on parle de natalité, il y a deux chiffres qu’il faut avoir à l’esprit. Le premier est le taux de fécondité, en anglais fertility rate. Ce taux mesure le nombre d’enfants par femme. Évidemment, dans la nature on ne peut pas avoir un enfant et demi ou deux un quart. Mais, tout aussi évidemment, quand il s’agit de statistiques, c’est possible. À partir des données officielles annuelles, le taux de fécondité est le rapport entre le nombre d’enfants nés dans un pays et le nombre de femmes en âge d’être fécondes, c’est-à-dire entre 15 et 49 ans, dans ce même pays.

En considérant que les femmes représentent 50 % de la population de chaque pays et que les hommes ne peuvent pas procréer (dans le sens de «mettre au monde», du moins pas si le genre masculin leur a été assigné à la naissance), le taux de fécondité «parfait», qui permet de conserver la même niveau de population, est de 2 (techniquement 2,1). Cela signifie que chaque couple de parents biologiquement nécessaire afin de «produire» un enfant sera remplacé par deux personnes à leur mort.


Naturellement, 2 n’est pas un chiffre magique et n’est pas valable dans toutes les situations. Dans certains cas, il peut être souhaitable de réduire la population, dans d’autres de l’augmenter.


Mais curieusement, pour de nombreuses personnes, c’est un chiffre magique.


Le second chiffre qu’il faut connaître quand on parle de natalité est l’âge moyen à la naissance du premier enfant. C’est l’âge moyen de toutes les femmes qui accouchent pour la première fois, la même année, dans un pays donné. Donc, si une année trois femmes qui n’ont encore jamais eu d’enfants en mettent un au monde et qu’elles ont respectivement 21, 30 et 42 ans, l’âge moyen à la naissance du premier enfant est de 31 ans (21+30+42 divisés par 3) dans ce pays.


L’importance de l’âge moyen à la naissance du premier enfant est étroitement liée à celle de la durée de la période de fertilité. Elle a toute une série d’implications en matière de santé. Un âge trop précoce à la naissance du premier enfant signifie une plus grande probabilité de décès en couches et d’autres problèmes durant la grossesse, l’accouchement et les premières semaines de l’enfant. Un âge trop avancé signifie une plus grande probabilité de devoir recourir à des techniques d’insémination artificielle ou de fécondation assistée pour tomber enceinte, ainsi qu’un plus grand risque d’avoir un enfant souffrant de certaines pathologies, puis de connaître des complications durant la grossesse et l’accouchement.

Sur le plan purement mathématique, plus l’âge moyen à la naissance du premier enfant est élevé et plus la fenêtre temporelle pour en mettre d’autres au monde rétrécit. Le nombre d’années de fécondité des mères potentielles diminue. Si, du point de vue biologique, les femmes demeurent pleinement fécondes plus ou moins jusqu’à 35 ans (puis, dans une moindre mesure, entre 36 et 40 ans, et de manière nettement réduite après 40 ans), un âge moyen de 27 ans à la naissance du premier enfant implique une fenêtre de 8+5 années supplémentaires pour en avoir un ou plusieurs autres, plus 3-5 années «bonus». En revanche, un âge moyen de 33 ans réduit de six années le «temps utile pour avoir d’autres enfants».

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